Passionné de la vie publique en général et de notre vie locale en particulier je lance mon blog personnel afin de pouvoir communiquer, échanger avec réactivité. Il est destiné à l'ensemble des acteurs locaux, mes amis, mes compagnons de route mais également à tous les citoyens curieux. Je m'engage à être le plus objectif possible dans le respect des opinions de chacun... Christophe Deronne, conseiller municipal
Avant de vous détailler l'assemblée générale des "Amis de l'école laique", association locale présidée par Jean-luc Catoire dont l'objectif est de défendre les intérêts des écoles publiques chapelloises, on m'a proposé de revenir sur la notion de laicité en 2011. Je vais tenter l'exercice de l'origine à nos jours :
Etymologie, laîcité du grec laikos : peuple.
Dans le langage chrétien, un laïc était au Moyen Age un "baptisé" qui n'appartenait pas au clergé. De nos jours, c'est une personne
chargée de fonctions qui étaient autrefois dévolues au clergé, dans une institution catholique.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous la IIIe République, la laïcité est devenue une conception de l'organisation de la
société visant à la neutralité réciproque des pouvoirs spirituels et religieux par rapport aux pouvoirs politiques, civils,
administratifs. Le but était de lutter contre le cléricalisme, c'est-à-dire l'influence des clergés et des mouvements ou partis religieux sur les affaires publiques. La laïcité est aussi une
éthique basée sur la liberté de conscience visant à l'épanouissement de l'homme en tant qu'individu et citoyen.
Concrètement, la laïcité est fondée sur le principe de séparation juridique des Eglises et de l'Etat (loi de 1905 en France), en particulier en matière d'enseignement.
Cette séparation a pour conséquence :
La laïcité, en France, s'est mise progressivement en place pendant plus d'un siècle :
Cette dernière loi résulte de la confrontation de deux visions de la laïcité à l'Ecole quant aux signes religieux, l'une se limitant à l'absence de manifestation des croyances religieuses aux enseignants et autres personnels de la fonction publique, l'autre étendant ce principe aux élèves. A ce débat se sont greffés des problèmes d'intégration et d'identité de la communauté musulmane que la loi n'aborde pas.